Introduction
Le lac Baïkal, appelé "Mer sacrée" (Dalai en mongol, Tengis en turc ancien), occupe une place exceptionnelle dans la spiritualité des peuples turco-mongols. Ce lac, le plus profond et le plus ancien du monde, a été vénéré pendant des millénaires comme une entité divine.
Géographie sacrée
Avec ses 636 km de long et sa profondeur de 1 642 mètres, le Baïkal impressionne par sa majesté. Sa surface gelée en hiver et sa clarté cristalline en été ont inspiré d'innombrables légendes.
L'île d'Olkhon, au cœur du lac, est considérée comme un lieu de pouvoir spirituel particulièrement intense.
L'esprit du lac
Dans les croyances traditionnelles, le Baïkal possède un esprit puissant, parfois représenté comme un vieillard à barbe blanche. Cet esprit contrôle les vents, les tempêtes et l'abondance des poissons.
Les pêcheurs et les voyageurs lui adressaient des prières et des offrandes avant de s'aventurer sur ses eaux.
Les rituels
Des cérémonies régulières honoraient l'esprit du lac. On versait du lait et de la vodka dans ses eaux. Des rubans étaient attachés aux arbres sacrés de ses rives.
Les chamans accomplissaient des rituels spéciaux pour communiquer avec l'esprit du lac et obtenir ses faveurs.
Mythes et légendes
De nombreuses légendes entourent le Baïkal. L'une raconte qu'il serait alimenté par 336 rivières mais n'en laisserait sortir qu'une seule, l'Angara, qui s'enfuit pour rejoindre l'Ienisseï.
D'autres récits parlent de créatures mystérieuses vivant dans ses profondeurs.
Le Baïkal dans l'histoire turco-mongole
Le lac a été témoin de moments importants de l'histoire des peuples nomades. Les ancêtres des Mongols auraient vécu sur ses rives. Les chamans sibériens considèrent encore aujourd'hui ses environs comme sacrés.
Menaces et protection
Aujourd'hui, le Baïkal fait face à des menaces environnementales. Les mouvements de protection du lac invoquent souvent sa dimension spirituelle pour mobiliser les populations locales.


