Aller au contenu principal
Asena, la louve sacrée
ArticlesCulture

Asena, la louve sacrée

Publié le 10 décembre 202310 min de lecture

Introduction

Asena est la louve mythique qui, selon la légende, sauva et éleva l'ancêtre des peuples turcs. Ce mythe fondateur explique la place centrale du loup gris (Bozkurt) dans la symbolique et l'identité turciques.

Le mythe d'Asena

Selon la légende, après le massacre d'une tribu turque par ses ennemis, seul un jeune garçon survécut. Blessé et laissé pour mort, il fut découvert par une louve grise nommée Asena. La louve le soigna, le nourrit et l'éleva comme son propre petit.

De leur union naquirent dix fils, qui devinrent les ancêtres des dix tribus turques originelles. C'est pourquoi les Turcs se considèrent comme les "fils du loup".

Le loup dans la culture turque

Le loup gris est devenu le symbole le plus puissant de l'identité turque. Il représente la force, la liberté, l'indépendance et la guidance. Les étendards des armées göktürk portaient une tête de loup dorée.

Dans la tradition, le loup est aussi un guide spirituel. C'est un loup qui aurait guidé les Turcs hors de l'Ergenekon vers leur nouveau destin.

Signification spirituelle

Asena incarne le principe de la mère protectrice et nourricière. Elle représente aussi le lien sacré entre les Turcs et le monde animal, un héritage de leurs origines chamaniques.

Le loup est également associé à Tengri et au ciel bleu, renforçant son caractère divin dans la mythologie turque.

Héritage contemporain

Aujourd'hui encore, le loup gris reste un symbole fort dans les cultures turques. On le retrouve dans les armoiries, les logos et l'art contemporain. Le nom "Bozkurt" (loup gris) est porté avec fierté et honneur.

Publicité

Sources

  • Bahaeddin Ögel, "Türk Mitolojisi", TTK Yayınları, 1971
  • Ziya Gökalp, "Türk Töresi", 1923
  • Peter B. Golden, "An Introduction to the History of the Turkic Peoples", Harrassowitz, 1992
  • Jean-Paul Roux, "Faune et flore sacrées dans les sociétés altaïques", Maisonneuve, 1966
  • Zhou Shu / Wei Shu (Chroniques chinoises, VIe siècle)
Partager